Apiculture urbaine

Toute l'actualité sur nos séminaires et animations de ruches en entreprise

Nathalie Pot

Nathalie Pot

Nathalie, diplômée d'un master de biologie de l'Université de Rennes, apicultrice depuis 5 ans. Forte de plus de 10 ans d'animations et pourvue d'un bagage de diffusion des connaissances, et vulgarisation scientifique acquis aux collections universitaire de Rennes I.

L’essaimage est un processus naturel indispensable à la survie des abeilles et grâce auquel nos abeilles sauvages se reproduisent chaque année. Mais en apiculture, l’essaimage est souvent synonyme d’affaiblissement des colonies car une diminution de 20 ou 30% de la population d’abeilles peut réduire de moitié la production de miel de l’année.

 

Comprendre la dynamique de sa colonie

Lorsque l’on connaît ses abeilles et que l’on maitrise son environnement, il devient plus facile de gérer l’essaimage. Dans une colonie qui sort de l’hiver, la reine va reprendre progressivement sa ponte et ce n’est que lorsque les abeilles vont se sentir à l’étroit qu’il pourra y avoir risque d’essaimage. Pour les ruches sur les toits, nous effectuons la visite de printemps à partir de début avril, en fonction des conditions climatiques, et nous évaluons à ce moment le potentiel de la reine. Comme nos apiculteurs passent tous les dix jours sur les ruches, il nous est facile d’évaluer la dynamique de la colonie. Si en début de printemps une reine pond deux cadres de couvain par semaine, il faudra la surveiller plus étroitement que si elle n’en pondait qu’un demi.

En ville, la floraison de colza est plutôt rare mais en banlieue elle est monnaie courante. Il faut être attentif dans les environnements plus agricoles car un apport massif de nectar en début de saison peut déclencher l’essaimage. La miellée de colza est souvent importante et les abeilles stockent ce nectar en abondance dans le corps de la ruche. Ceci bloque la ponte de la reine car elle n’a plus d’alvéoles libres où déposer ses œufs. Et une colonie qui manque de place est une colonie qui essaime…

 

Ménager de l’espace pour la ponte

Il est donc primordial de s’assurer que la reine a toujours de la place pour pondre et pour cela, rien de plus facile : il faut simplement introduire de nouveaux cadres de cire gaufrée. Une ruche sur les toits, en plein cœur de la ville, ne doit pas poser de problèmes au voisinage. Nous passons donc tous les dix ou douze jours pour vérifier l’évolution de votre colonie. Si l’on constate que la reine a pondu sur tous les cadres, nous en prélevons un ou deux que nous remplaçons par des cadres neufs. Les ouvrières cirières pourront bâtir de nouveaux alvéoles sur ces cadres, dans lesquels la reine pourra continuer à pondre. Les cadres prélevés rejoindront des ruches qui ont besoin d’être renforcées ou serviront à créer de nouveaux essaims. Ainsi, la dynamique de la colonie ne s’essouffle pas, et lorsque les floraisons d’acacia et de tilleul commenceront, il y aura suffisamment de butineuses dans la ruche pour assurer la récolte !

Il existe bien sûr d’autres techniques pour limiter l’essaimage. On peut poser les hausses tôt dans la saison par exemple, dans les environnements où les miellées sont précoces. Il est également possible de travailler sans grille à reine, c’est-à-dire que la reine pourra passer du corps de la ruche dans les hausses sans être bloquée. Elle aura donc deux fois plus de place pour pondre (mais attention, car dans les régions où il y a encore des gelées au printemps, cela signifie aussi deux fois plus d’espace à chauffer pour les abeilles !).

 

Diviser n’est pas essaimer…

Si l’on n’a pas la possibilité de prélever des cadres pour renforcer une colonie plus faible, il est possible de multiplier facilement son cheptel en divisant ses colonies. Evidemment, il ne faut diviser que des colonies fortes, c’est-à-dire ayant au moins sept ou huit cadres de couvain dense et régulier. Ces cadres seront à répartir équitablement entre la nouvelle ruche et l’ancienne. Dans l’ancienne colonie, la reine en place continue de pondre alors que dans la nouvelle, vous pourrez introduire une reine fécondée ou simplement laisser faire la nature…

 

Changer ses reines

Un moyen sûr de limiter l’essaimage est de changer ses reines régulièrement. Une reine de moins d’un an a moins de 5% de chance de vouloir essaimer dans l’année à venir. Dans nos ruches sur les toits, les reines sont donc renouvelées tous les ans. Après la récolte, les « vieilles » reines sont retirées des ruches avec un ou deux cadres de couvain et un cadre de réserves, et partent dans un rucher de retraite où elles finiront de couler des jours heureux en pleine nature. De nouvelles reines fécondées sont introduites dans les colonies en place et ce sont elles qui assureront la ponte au printemps suivant. Ainsi, les colonies sont toujours dynamiques et permettent une meilleure récolte de miel pour votre entreprise.




 

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vendredi, 23 février 2018 13:35

Pourquoi les abeilles essaiment-elles ?

Qu’est-ce que l’essaimage ?

Depuis des millions d’années, les colonies d’abeilles essaiment. C’est le processus naturel de division des colonies, et c’est grâce à cela qu’elles ont traversé les âges…

On dit qu’une colonie essaime lorsque la « vieille » reine quitte la ruche, entourée de plusieurs milliers d’ouvrières de tout âge. Elle laissera derrière elle le reste de la colonie, c’est-à-dire la seconde moitié des ouvrières, tout le couvain (larves d’abeilles aux différents stades de développement) et les réserves ; et l’une de ses filles, une future reine, émergera de sa cellule royale peu de temps après pour reprendre la tête de la colonie.

 

Les abeilles doivent partir ou rester ?

Les facteurs déclenchant l’essaimage peuvent être variés et surtout variables.

Une colonie qui se trouve à l’étroit va vouloir essaimer car les ouvrières sont trop nombreuses et manquent de place. Si la population d’abeilles est très forte, les phéromones de la reine ne vont plus se propager aussi bien au sein de la colonie. Les ouvrières vont commencer à construire des cellules royales, dans lesquelles la reine pondra et qui seront élevées uniquement à la gelée royale. L’une de ces princesses deviendra la future reine de la colonie.

La météo est également un facteur important. S’il fait très beau, très chaud et que les entrées de nectar sont bonnes, le risque d’essaimage est plus grand que si le temps est à la pluie et que les ressources alimentaires pour nos abeilles manquent. Le plus souvent, une colonie qui essaime aura quitté sa ruche car celle-ci est surpeuplée et qu’il y fait trop chaud, l’essaim cherchera donc un lieu frais dans lequel rebâtir la colonie.

L’âge de la reine et la variété d’abeilles auront également une incidence sur la volonté d’essaimage. Il existe des souches dites essaimeuses comme Apis mellifera carnica. Si l’on utilise ces abeilles en apiculture, il faudra davantage surveiller l’évolution de la colonie au printemps pour éviter l’essaimage. A l’inverse, certaines races d’abeilles essaiment assez peu, comme Apis mellifera mellifera (aussi appelée abeille noire). Enfin, plus une reine est âgée et plus sa volonté d’essaimer sera forte, il est donc conseillé de suivre ses colonies plus assidûment si vos reines ont déjà deux ans.

 

Où essaiment les abeilles ?

L’abeille est un animal cavernicole. Il faudra donc que l’essaim nouvellement formé trouve un endroit abrité où s’installer. Les milliers d’abeilles qui vont quitter leur ruche au printemps vont généralement former un essaim suspendu à une branche, à un bord de fenêtre, un lampadaire, etc. à quelques mètres seulement de leur ancienne maison. S’il n’est pas récupéré par un apiculteur à ce moment-là, les éclaireuses de l’essaim vont partir en quête d’un nouvel abri (une cavité dans un arbre ou un mur, une cheminée à l’abandon, etc.). Lorsque l’une d’entre elles aura trouvé le site le plus approprié et aura réussi à convaincre par sa danse la majorité de ses congénères, l’essaim redécollera pour aller s’y installer. Les ouvrières commenceront à y bâtir des rayons de cire afin que la reine puisse reprendre sa ponte. Dès l’instant où il y a de nouveau du couvain dans la ruche, la colonie ne quittera plus l’endroit avant de s’y trouver de nouveau à l’étroit et d’aller fonder une nouvelle colonie un peu plus loin.

 

Et sur les toits  des entreprises de Paris ?

Lorsque l’on a une ruche sur le toit de son entreprise ou sur un balcon en pleine ville, il est indispensable de surveiller l’essaimage et de le limiter au maximum. Car, bien qu’un essaim d’abeilles ne soit pas du tout dangereux ou agressif, c’est toujours très impressionnant pour le voisinage proche de la ruche. C’est pour cela que nous passons régulièrement sur vos ruches au printemps. Nous nous assurons ainsi que la reine a toujours de la place pour pondre et que la colonie grossit suffisamment pour faire du miel mais pas suffisamment pour s’en aller…





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Un métier en lien étroit avec les saisons...

L'apiculture, qu'on l'exerce en loisir ou en profession, demeure toujours en adéquation avec la météo.

La saison apicole démarre en général début avril, avec le printemps... Les abeilles sortent de leur torpeur hivernale et profitent des premières floraisons pour reconstituer des réserves mis à mal durant l'hiver. C'est alors que l'apiculteur redevient indispensable pour gérer les colonies de vos ruches sur les toits...

 

Le printemps ou la fièvre d'essaimage...

Dès le début du printemps, qui peut varier d’une année à l’autre, les apiculteurs de Beeopic entament ce que l’on qualifie de « saison apicole ». Leur première action sera d’effectuer la visite de printemps. Ce rendez-vous, tant attendu après une longue période hivernale, permet de faire un état des lieux de la colonie, de voir si elle a correctement passé l’hiver, et si elle est en forme pour débuter la saison.

L'un des principaux engagements de Beeopic est d'éviter au maximum que votre colonie essaime.

Qu’est-ce que l’essaimage ?

Une colonie peut remplacer la reine qui va essaimer, c’est-à-dire quitter la ruche avec la moitié des abeilles, en seulement 15 jours car c'est le temps qu'il faut à une larve de reine pour se développer et émerger. C'est pourquoi nos apiculteurs passent tous les 10 ou 12 jours sur vos ruches sur les toits, cela permet d'éviter ce cycle de remplacement ou de l'interrompre avant qu'il ne soit mené à son terme. En région parisienne, cette période d’essaimage s’étale d’avril à début juin et tant que les colonies ne se concentrent pas essentiellement sur la récolte de nectar, les apiculteurs de Beeopic maintiendront ce rythme de visites de vos ruches.

 

Quand l'été rime avec miellées...

Dès le mois de juin, les abeilles ne pensent plus qu'à amasser le précieux nectar pour en faire du miel, grâce auquel elles passeront les longs mois d'hiver. C'est le moment pour nos apiculteurs de s'assurer qu'il leur reste de la place dans les hausses et d'en ajouter en cas de besoin. Pour les ruches sur les toits de Paris et de sa région, les abeilles remplissent généralement 2 hausses ce qui représentent en moyenne 20 kilos de miel par ruche. En période de forte miellée (notamment l'acacia, le tilleul et le châtaignier), les colonies peuvent remplir une hausse en seulement quelques jours, c'est pour cela que nous passons encore tous les 15 jours à cette période et ce jusqu’à la mi-juillet.

 

En juillet, c'est récolte du miel...

La fin de la floraison du châtaignier marque dans notre région la fin des grosses miellées, il est alors temps de récolter. Cette floraison varie avec l’arrivée de l’été et il est possible que la fin de la miellée de châtaignier soit décalée de deux semaines par rapport à l’année précédente. La récolte est donc planifiée la deuxième quinzaine de juillet mais peut être avancée si besoin est. Pour mener à bien cette opération délicate, les apiculteurs de Beeopic adaptent leurs techniques (chasse-abeille, amande amère, etc.) aux colonies présentes dans vos ruches sur les toits. Une fois vidées de leurs abeilles, les hausses sont prélevées, fermées et ramenées dans notre miellerie professionnelle où le miel sera extrait et mis en pot durant l’été.

 

...en août, c'est l’hivernage  des abeilles !

Même si pour l’Homme, l’été et les vacances ont encore de beaux jours devant eux, pour les abeilles, la saison est déjà finie et il faut préparer l’hiver à venir. C’est ce que l’on appelle en apiculture la « mise en hivernage ». Pour cela, il faut commencer par traiter les colonies contre le varroa, un parasite de l’abeille contre lequel elles ne peuvent pas lutter sans aide. Ce traitement ne peut en aucun cas intervenir tant que les hausses sont sur les ruches, il faut donc attendre la fin de la récolte. Les reines de vos colonies sont changées afin que vos ruches sur les toits aient toujours une jeune reine de moins d’un an. Pas de panique, les « vieilles » reines ne sont pas envoyées à l’abattoir ; elles sont emmenées avec une partie de leurs abeilles, dans un rucher de retraite, où elles continueront à produire du miel pour les deux ou trois prochaines années. Enfin, on change deux ou trois cadres afin que vos abeilles aient toujours des cadres vides qu’elles vont pouvoir cirer et remplir de nectar en prévision de l’hiver. Après avoir réalisé la mise en hivernage, les apiculteurs laisseront les colonies se développer tranquillement durant tout le mois d’août, et ne passeront sur les ruches que si la météo l’exige.

 

And, Winter is coming.

A partir du mois de septembre, les visites de nos apiculteurs vont s’espacer. En automne, les dernières floraisons apporteront aux colonies de vos ruches sur les toits, les derniers apports nutritifs. Mais dès que les températures vont commencer à chuter, il ne sera plus possible d’ouvrir les ruches et de sortir les cadres sans risquer de porter préjudice à la colonie. Durant l’hiver, les abeilles sortiront peu mais maintiendront une température suffisante dans la ruche pour assurer la survie de la colonie. Les apiculteurs de Beeopic ne passent donc qu'une fois par mois, vérifiant en premier lieu que vos abeilles ont encore suffisamment de réserves pour chauffer la ruche. Et pour le reste, il n’y a plus qu’à attendre le printemps…





La gestion de vos ruche dans votre entreprise ?






vendredi, 22 septembre 2017 16:56

Pourquoi l’apiculture urbaine ?

L’apiculture urbaine et l’Histoire…

Depuis le néolithique, nous côtoyons les abeilles. L’apiculture urbaine n’est pas une innovation, les ruches sur les toits de Paris ne sont pas un phénomène de mode, ce qui est nouveau, c’est d’en parler ! Dans un monde dépourvu de réfrigérateur, les denrées ne se conservaient que par fumage, séchage ou qu’avec du sel ou du sucre. Si le sel avait un coût certain, le sucre était considéré comme un met de luxe auquel tout le monde ne pouvait pas prétendre ; la betterave à sucre était encore inconnue et le sucre provenait uniquement de la canne à sucre importée à grand frais des colonies. Mais il y avait un autre type de sucre disponible pour tout un chacun : le miel. Composé majoritairement de fructose et de glucose, c’est un excellent conservateur. Avoir une ruche dans son jardin ou dans sa cour permettait une production de plusieurs kilos de miel par an, et c’était sans compter la production de cire naturelle, très utile à l’époque, notamment pour les chandelles. L’apiculture urbaine était née… En 1804 déjà, le code napoléonien autorisait jusqu’à 700 ruches dans Paris, et à l’époque la superficie de Paris se réduisait aux arrondissements à un chiffre… Depuis lors, certains monuments emblématiques de la capitale ont accueilli leurs collaboratrices à six pattes. Le rucher école du jardin du Luxembourg, créé par la Société Centrale d’Apiculture en 1859 est le plus vieux de France et a fêté ses 158 ans. De même, le rucher mondialement connu de l’Opéra Garnier possède à ce jour une dizaine de ruches et les premières d’entre elles sont arrivées par hasard dans les années 80. Aujourd’hui, on retrouve des ruches sur le Grand Palais, la Cathédrale Notre-Dame, la Tour d’Argent, l’Assemblée Nationale, le Sénat, et même l’Elysée. Mais l’apiculture urbaine ne se cantonne pas aux grands monuments de la capitale, et de plus en plus, l’apiculture de loisir se développe en zone urbanisée voire très urbanisée.

 

L’apiculture urbaine et l’environnement urbain

On croit souvent à tord que la ville n’est pas un environnement favorable aux abeilles, et en temps qu’apicultrices urbaines on entend souvent « mais il n’y a rien à manger pour les abeilles en ville !», « elles font du miel au béton ou aux hydrocarbures !», « les abeilles vont nous attaquer dans nos bureaux !», « si on a une ruche, on ne pourra plus aller prendre notre café sur la terrasse !». Toutes ces idées reçues, bien que légitimes, sont bien évidemment fausses. En ville, les abeilles se portent aussi bien qu’ailleurs, voire bien mieux parfois. Outre des températures plus élevées en ville qu’en grande banlieue, de plus en plus de villes adoptent la politique « zéro pesticide » pour l’entretien des parties communes, parcs et jardins publics, ce qui favorisent le retour de nos pollinisateurs en ville (abeilles, bourdons, osmies, etc.). De plus, nous voulons des fleurs du 1erjanvier au 31 décembre, donc les villes plantent des espèces végétales dont les floraisons se succèdent, permettant aux abeilles d’avoir un régime alimentaire riche et varié toute l’année. Les gazons anglais laissent la place aux jachères fleuries, et les villes pratiquent le fauchage tardif, ce qui laissent aux abeilles le temps de butiner les fleurs avant qu’elles ne soient coupées. Toutes ces fleurs visitées par les abeilles sont mellifères et entrent dans la composition du miel toutes fleurs que l’on peut faire en ville. Il faut savoir qu’en France, on ne peut appeler « miel » que ce qui est produit dans la ruche par les abeilles. Elaboré par les ouvrières à partir du nectar de fleurs rapporté à la ruche par les butineuses, il est mélangé aux enzymes salivaires des abeilles, puis déshydraté, avant d’être hermétiquement scellé dans les alvéoles par une couche de cire. Vous ne verrez jamais une abeille butiner un mur en béton ou un pot d’échappement… donc vous n’aurez jamais de béton ou d’hydrocarbures dans votre miel urbain. Enfin, les abeilles ne sont pas des guêpes ! Souvent confondues, les abeilles pâtissent de la mauvaise réputation de leur prédateur, mais elles n’ont pas le même comportement et surtout ne viennent pas manger dans notre assiette ! Donc mettre une ruche sur votre terrasse ou dans votre jardin ne diminuera pas votre espérance de vie, bien au contraire, cela permettra de sensibiliser votre entourage à ce petit insecte si utile à notre survie.

 

L’apiculture urbaine et la sauvegarde des abeilles

Aujourd’hui, l’apiculture urbaine ne permet plus seulement de faire son miel soi-même, elle favorise également la sauvegarde de l’espèce. Menacée depuis plusieurs années, l’abeille est devenue le symbole de la protection de la biodiversité et de l’environnement. Mettre une ruche dans son jardin ou sur sa terrasse, c’est réimplanter dans son milieu un pollinisateur qui y était présent depuis des milliers d’années mais que l’agriculture moderne, l’usage intensif de pesticides et les remembrements ont fini par faire disparaître. Bien sûr, l’apiculture urbaine ne règlera pas à elle seule le problème de la disparition des abeilles, mais ce sont les gouttes qui font les océans…

 

L’apiculture urbaine : un premier pas dans une démarche écologique

L’implantation d’une ruche ouvre souvent la porte à des projets plus variés. Très régulièrement, des potagers sont aménagés près des ruches, que ce soit en jardinières ou en pleine terre. Les abeilles sont des pollinisateurs hors pairs et la présence d’une ruche dans un verger ou un potager augmente la production de fruits et de légumes de 25% et ceux-ci sont de bien meilleure qualité. Les abeilles favorisent ainsi la biodiversité végétale. Lorsque l’on pratique l’apiculture urbaine, on se sensibilise à son environnement floral mais aussi à tous les autres pollinisateurs bien souvent méconnus mais pourtant bien présents dans notre milieu urbain. Planter des essences mellifères sert aussi à donner un coup de pouce à tous ces petits insectes si discrets mais sans qui nous n’aurions plus grand chose à manger s’ils disparaissaient. Enfin, avoir une ruche en ville permet de récolter une ou plusieurs fois par an le miel produit par les abeilles, mais cela rend également accessible les autres produits de la ruche, tous bénéfiques pour notre santé. Il est très facile de récolter du pollen frais ou de la propolis. On peut recycler la cire d’abeille pour les bougies ou les cosmétiques. Pour les plus courageux, il sera même possible de se procurer auprès de ses abeilles la précieuse gelée royale. Même le venin est excellent pour la santé, il suffit simplement de se faire piquer… En conclusion, l’apiculture urbaine se pratique aisément. Que l’on soit en plein cœur de la ville ou dans les zones résidentielles, il suffit de respecter l’arrêté préfectoral de sa commune ou le code rural. Une ruche ne prend quasiment pas de place sur une terrasse ou un balcon et les abeilles sont des animaux sauvages plutôt discrets, mais leur influence se répercute sur notre écosystème urbain dans un périmètre de plusieurs kilomètres.





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